La demande consiste en la conception d'une architecture symbolisant l'entrée du parc pour tenter de réconcilier deux paysages marqués que les promeneurs ne traversent pas successivement.
Le site proposé confronte des composantes disparates : une plaine des sports urbaine reliée à un parc par une passerelle. Ces deux environnements bâtis et naturels sont séparés physiquement par le Versoyen.
C'est à la convergence de tous ces éléments (pont, rivière, plaine, parc) que nous avons choisi de nous implanter, car c'est à la confrontation d'espaces hétéroclites contraints que les projets prennent du sens et répondent le mieux aux problématiques posées.
On ne rentre pas dans un espace extérieur par une porte telle qu'on la connaît. Le parc n'a pas de plafond, par conséquent il conviendra de réinterroger et de déconstruire la notion de porte à travers l'expérience du passage.
Le projet se compose d'un assemblage de portiques, une charpente nue et radicale aux assemblages rigoureux, laissant imaginer un volume en lévitation. Cette marque horizontale vient articuler les espaces entre la rivière, les pierres et le ciel.
Ce dispositif met le corps en action, tout d'abord en contraignant le promeneur à passer dessous, puis en l'invitant à lever la tête au ciel. Il peut également s'asseoir pour contempler le ciel à travers la faille, ou le paysage des Marais face à lui.
Enfin, la structure peut accueillir d'autres affichages en plus du plan du parc. Elle permet d'imaginer divers scénarios scénographiques avec un simple système de crochets : expositions photos, panneaux explicatifs thématiques.
Maquettes réalisées par Quentin Barthe (Maquette Madness)